Concours complémentaire 2021

La formation que propose L’Autre Prépa appelle trois remarques liminaires.

D’abord, il importe de se préparer à ce concours avant que son ouverture ne soit officielle, puisque la publication de l’arrêté intervient souvent de façon assez tardive. Soulignons d’emblée que les épreuves, qui se déroulaient jusqu’alors en septembre, seront désormais organisées en mars pour les épreuves d’admissibilité, et en juin pour les épreuves d’admission (selon les informations dont nous disposons à ce jour). Ce changement de calendrier, qui conduit à ne pas organiser de concours complémentaire en 2020, tient moins à la grave crise sanitaire que nous traversons, qu’à la volonté des organisateurs du concours de s’adapter aux contraintes des professions libérales, notamment les avocats, qui voudraient le passer. Rappelons en effet que selon l’ancien calendrier, les résultats d’admission étaient publiés en décembre pour une rentrée à l’école fin janvier, ce qui ne laissait qu’un mois aux heureux élus pour prendre leurs dispositions sur un plan professionnel. Désormais, avec une publication des résultats d’admission en juin, et une rentrée en janvier de l’année suivante, les admis disposeront de beaucoup plus de temps pour s’organiser.

Ensuite, nombreux sont les candidats qui maximisent leurs chances d’entrer dans la magistrature en se présentant non seulement au concours complémentaire, mais aussi, s’ils remplissent les conditions, aux deuxième (secteur public) ou troisième concours (secteur privé), tout en lançant le cas échéant, et parallèlement, une procédure d’intégration directe

Enfin, eu égard à la diversité des profils des candidats, et à la variété des contraintes qui sont les leurs, la préparation des écrits s’effectuera selon une formule combinée de cours en présentiel et de vidéos à visionner, étant précisé que même les cours en présentiel feront l’objet d’une captation, afin de permettre à ceux qui ne pourraient pas être présents lors des cours à Paris de prendre connaissance de leur contenu. Nous avons toutefois privilégié des cours en fin de semaine (vendredi après-midi, samedi et dimanche), afin de vous permettre de concilier au mieux vos agendas professionnels et la préparation du concours.

Ces remarques liminaires étant faites, il peut être utile de rappeler ce qu’est le concours complémentaire, dans sa lettre, son esprit et son évolution.

L’équipe pédagogique de l’Autre Prépa a commencé à préparer des candidats au concours complémentaire dès 1998 (le concours était alors qualifié « d’exceptionnel ») : cette expérience nous a permis d’observer des mutations non négligeables dans l’esprit du concours, qui s’éloigne parfois de sa lettre. En effet, si l’on en croit la lettre des textes qui l’organisent, le concours complémentaire a pour objectif en principe de diversifier les profils de magistrats. D’après l’arrêté, il s’adresse à ceux qui, ayant plus de 35 ans (second grade) ou plus de 50 ans (premier grade), peuvent attester de 7 ans (second) ou 15 ans (premier) d’activité professionnelle dans le domaine juridique, administratif, économique ou social qualifiant particulièrement le candidat pour exercer des fonctions judiciaires. Les années passant, c’est ce second membre de phrase qui apparaît le plus important. Nous avons connu il y a dix ans des professeurs de français, des ingénieurs ou des médecins devenant magistrat après une préparation intensive et une formation accélérée. Ce temps semble révolu : les profils ayant une formation juridique minimale sont désormais privilégiés.

En effet, depuis 2011, à l’issue d’une période somme toute assez courte de formation et de stage, le grand oral « de sortie » (à ne pas confondre avec le grand oral des épreuves d’admission) peut être fatal : 25% des admis du concours 2013 ont été recalés en juin 2014. Heureusement, lors des années suivantes, la sélection lors de ce grand oral a été moins drastique. Il n’empêche : cette évolution majeure ajoute un exposant de difficulté au concours qui est désormais hybride. Il comporte en effet une sélection par des épreuves écrites et orales (ce qui est le propre du concours) puis une formation probatoire (ce qui ressemble davantage à une sélection dans un processus d’intégration…). L’esprit du concours montre que les candidats qui n’ont aucune expérience ou formation juridique ont peu de chance de parvenir au terme de ce parcours d’embûches, aussi brillants soient-ils ; il faut donc, quel que soit son métier initial, être « particulièrement qualifié pour exercer des fonctions judiciaires ». De la même manière, un(e) candidat(e) qui présenterait le premier grade aurait tout intérêt à ne pas être âgé(e) de plus de 55 ans, aussi brillant(e) soit-il (elle) : le jury retient rarement ce type de profil, ce qui peut sembler étonnant si l’on songe à l’allongement de l’espérance de vie et au recul de l’âge légal de départ à la retraite…

Les candidats au concours : Les profils des candidats sont hétérogènes, même si dominent les professions ayant un rapport avec la justice : avocats, greffiers, gendarmes, policiers, psychologues… Nous avons un souvenir très agréable de certaines promotions qui nous apprenaient autant de choses sur leurs métiers que nous leur apprenions de connaissances de fond et de méthodes pour parvenir à réussir le concours. Cela dit, il y a aussi des cas plus difficiles, pour lesquels la présentation du concours semble une dernière chance de reconversion professionnelle, tentée comme un va-tout, sans véritable motivation ni même curiosité pour la magistrature. Il est alors difficile, quelle que soit notre implication, de travailler sereinement à la préparation du concours. On peut pleinement comprendre la difficulté de ce concours, tant au regard de ses aléas que des efforts et des sacrifices consentis, sans parler de la difficile combinaison entre devoirs professionnels, vie familiale et travail personnel de préparation. Ce qui est moins compréhensible, c’est la franche déconnexion de certains candidats non seulement avec le monde juridique, mais encore avec le monde en général, tant au regard des aptitudes que des attitudes.

L’organisation du travail : Comment préparer le concours en s’organisant au mieux, en jonglant entre obligations professionnelles et vie familiale ? C’est peut-être la question-clé, et elle ne dépend pas seulement de nous. Nous pouvons toutefois vous donner quelques indications qui dessinent en creux les portraits de certains de nos préparationnaires, pour le meilleur et pour le pire…

Si vous êtes débordé(e) de travail, enseveli(e) sous des problèmes professionnels, familiaux ou sentimentaux, la préparation du concours de l’ENM n’est peut-être pas une bonne idée : on ne saurait considérer la lecture des polycopiés de l’Autre Prépa et le visionnage des vidéos comme une thérapie…

Si vous arrivez en revanche à vous ménager des plages de temps libre (soirs, au moins deux par semaines, et week-ends), si votre projet est assez mûri et votre curiosité assez aiguisée, alors voilà quelques « trucs » qui marchent :

  • Travailler sans multiplier les supports, et en allant régulièrement consulter les Codes pour éviter d’encombrer sa mémoire de dates.
  • Avancer régulièrement dans la lecture des polycopiés en visionnant parallèlement les vidéos qui incarneront la méthode, en suivant peu ou prou le programme et l’ordre des polycopiés.
  • Rédiger un devoir d’entraînement tous les quinze jours, pour retrouver une aisance de rédaction et une capacité à communiquer simplement, clairement et dans le temps de l’épreuve une pensée articulée, cohérente. Rien de tel qu’un dimanche après-midi : on reste chez soi en pyjama et on compose un devoir de 10h à 15h ou de 14h à 19h. Une fois achevé, on l’envoie en pièce jointe. Ce travail d’artisan consciencieux est payant.
  • Rester connecté au monde et…au Monde. Il ne faut surtout pas s’enfermer dans une bulle, mais continuer à lire régulièrement le Monde, car cela reste une source d’information essentielle, très prisée des membres du jury.

 

Autrement dit, mieux vaut, avant de s’engager dans cette aventure, s’assurer non seulement de la fermeté de sa motivation et de sa disponibilité (15 heures hebdomadaires idéalement), mais encore de son goût pour le droit et sa mise en œuvre pratique, afin de profiter pleinement de notre offre de formation.

Notre offre de formation pour l’admissibilité

La méthode d’enseignement combine supports polycopiés, vidéos de méthodologie et de cours, cours en présentiel, suivi individuel et rédactions de devoirs :

Supports polycopiés : Les polycopiés vous sont envoyés dès votre inscription : ils sont suffisants pour faire face à l’ensemble du programme, tant en droit civil qu’en droit pénal, ce qui vous dispense de l’achat de manuels. Quant à la veille juridique, nous nous en chargeons : les polycopiés sont actualisés et si une réforme importante intervenait en cours d’année, nous mettrions à votre disposition dans de brefs délais une fiche récapitulant les principaux aspects de cette réforme. A noter que nous ne préparons au droit public qu’au titre de l’admission. En clair, seuls les candidats qui choisissent le droit pénal aux écrits d’admissibilité peuvent être intéressés par notre offre.

Vidéos de méthodologie : Ces vidéos ont pour objectif de rappeler les canons de la méthode de la dissertation juridique et de la note de synthèse : elles sont accessibles dès que votre inscription a été validée et peuvent être visionnées autant de fois que vous le souhaitez. Il est impératif de les visionner avant de composer le premier devoir. Rappelons à ce titre que la base documentaire fournie en droit civil est une aide et non une entrave : elle vous indique, à travers des arrêts le plus souvent, des pistes de réflexion et des axes possibles de démonstration. Cela dit, il ne s’agit pas d’une épreuve de note de synthèse : le plan et les développements doivent incorporer les éléments de cette base (ex : Com. 10 juillet 2007, Document 1), mais ne sont pas tenus de s’y borner.

Vidéos de cours : Les cours captés en vidéo correspondent aux cours dispensés aux premier, deuxième et troisième concours : 50 heures en droit civil et 40 heures en droit pénal. Cela appelle deux séries de précisions. D’une part, il ne s’agit pas d’un doublon par rapport aux polycopiés. Tandis que ce dernier déroule l’ensemble des connaissances essentielles et de l’actualité, les cours en vidéo se proposent d’incarner la méthodologie à travers une multitude de plans : une heure, une dissertation, une heure, une dissertation etc. C’est aussi l’occasion de donner de multiples exemples des notions les plus importantes, tant en droit civil qu’en droit pénal. D’autre part, notre conception du programme du concours complémentaire est extensive. En effet, quand on le suit à la lettre, on peut penser qu’il est beaucoup plus étroit que celui des concours externe et interne (même si le programme du concours a été enfin, l’année dernière, actualisé et étendu). En réalité, des nuances s’imposent. En premier lieu, les sujets proposés au complémentaire débordent parfois ce cadre strict (La prescription en droit pénal, alors que la procédure pénale était censée ne pas être au programme) ou paraissent aussi difficiles que ceux des concours « classiques » (L’autorité en droit pénal, 2013). En second lieu, nous pensons qu’une reprise plus large des fondamentaux est utile, tant pour les épreuves d’admissibilité et d’admission que pour faire face aux stages (ex : des rudiments de procédure civile ne nuisent pas à la compréhension du contentieux du divorce, et vous aideront à circonscrire l’objet du litige en tant que JAF…). Quant à la note de synthèse, la préparation se décomposera ainsi : une vidéo de méthodologie d’une heure, 3 dossiers envoyés chez vous et à composer quand vous le souhaiterez, 9h de cours ainsi que 3 concours blancs, en décembre et janvier.

Suivi individuel et rédactions des devoirs : Dès votre inscription, vous serez contacté(e) par téléphone par un membre de notre équipe pédagogique qui vous expliquera comment organiser votre travail. Régulièrement, le site internet de L’Autre Prépa s’animera dans votre espace personnel de nouveaux sujets à composer et de documents à lire. Les devoirs seront à composer sous Word, dans le temps de l’épreuve, et à envoyer au correcteur dont les coordonnées vous seront précisées. Il n’y a pas de délai de rigueur : un sujet mis en ligne en septembre peut être composé en janvier.

Cours en présentiel : 30 heures de cours et 35h de concours blancs vous seront également proposés durant le mois de juin et la fin juillet. Ces cours seront filmés, et pourront donc être visionnés par ceux qui n’auraient pas la possibilité de venir à Paris. Ces cours ne reprendront pas ce qui aura été dit dans les 90 heures de vidéos, mais ils permettront de nous rencontrer, de verrouiller les notions fondamentales, et de faire le point sur les difficultés spécifiques du concours complémentaire et sur les attentes qui le caractérisent. Ces cours et ces entraînements auront lieu aux dates suivantes :

  • 4 (après-midi), 5 et 6 décembre 2020 (10h de cours et 5h de concours blanc)
  • 11 (après-midi), 12 et 13 décembre 2020 (10h de cours et 5h de concours blanc)
  • 8 (après-midi), 9 et 10 janvier 2021 (6h de cours et 10h de concours blancs)
  • 22 (après-midi), 23 et 24 janvier 2021 (4h de cours et 15h de concours blancs)

Tarif de la formation : 1500 euros pour :

  • 50h de cours vidéo en droit civil + 10h en présentiel (ou en vidéo)
  • 40h de cours vidéo en droit pénal + 10h en présentiel (ou en vidéo)
  • 10h de cours vidéo en note de synthèse (1h en vidéo et 9h en présentiel ou en vidéo)

 

Notre offre de formation pour l’admission

Pour la préparation à l’admission, des cours et des simulations vous seront proposés à Paris en avril et mai 2021 (les dates seront arrêtées en février) :

– 10 heures de préparation au cas pratique en droit civil

– 10 heures de préparation au cas pratique en droit pénal

– 20 heures de cours en droit public

– Deux simulations de grand oral par personne (l’une sur un cas pratique de droit civil, l’autre sur un cas pratique de droit pénal).

– Une simulation d’oral en droit public

Tarif de la formation : 500 euros pour :

  • 10h de préparation au cas pratique de droit civil (en présentiel ou en vidéo) + 1 simulation
  • 10h de préparation au cas pratique de droit pénal (en présentiel ou en vidéo) + 1 simulation
  • 20h de cours en droit public (en présentiel ou en vidéo) + 1 simulation

 

Trois précisions quant aux tarifs :

  1. Si vous vous inscrivez en même temps aux deux formations (admissibilité et admission) le tarif total sera alors de 1900 €
  2. Si les ministères (celui de l’économie et des finances comme celui de la justice) ne donnent pas leur feu vert à l’organisation du concours complémentaire 2021, votre choix sera le suivant : soit résilier votre inscription et obtenir un remboursement, après l’application d’une retenue de 400 €, soit reporter d’un an votre inscription (de nouveaux polycopiés vous seraient alors envoyés en septembre 2021)
  3. Si vous vous inscrivez à la préparation à l’admission et que vous n’êtes pas admissible, 200 € vous seront remboursés, puisque vous n’aurez pas vocation à participer à la seconde moitié de la préparation à l’admission.